La liberté de l’information en danger

Depuis des années, il existe en France un système totalitaire de contrôle de tous les moyens d’information

1 – Les journaux

C’est un sujet désormais connu. Les journaux perdent tous de l’argent face à la concurrence audio-visuelle. Il faut savoir que 10 milliardaires français détiennent plus de 80% de la presse écrite. Ils y voient un intéressant outil de communication et de propagande. Ils peuvent quand même compter sur 2 sources importantes de financement :

la publicité

il faut pour espérer en bénéficier que le contenu rédactionnel du journal soit au minimum neutre, au mieux favorable à l’annonceur potentiel. Un article « impartial » vantant les mérites de la voiture électrique va se trouver par hasard à côté de la page publicitaire d’un constructeur automobile. Malheur aussi au journal qui tiendrait des propos non conformes au « politiquement correct ». C’est ainsi que l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles » ne bénéficie plus d’aucune page de publicité : il est définitivement blacklisté par les annonceurs. Décathlon a par exemple annoncé supprimer toute publicité à la Chaîne Cnews parce qu’elle a donné la parole à Eric Zemmour…

En fait, les actionnaires des grands journaux et ceux des sociétés qui y mettent leurs pages de publicité sont les mêmes !

les subventions de l’état

Elles sont loin d’être négligeables comme en atteste le document ci-joint qui remonte à 2020. On y remarque que les journaux parisiens sont prioritaires. La presse TV (5 journaux) est curieusement très favorisée. Sans doute pour pousser les français à rester le plus longtemps possible devant leur écran… La Depêche du Midi n’est pas en reste (plus de 4 millions d’euros de subventions).

 

 

2 – La télé, les films et les séries télé françaises

Bien sûr on sait que toutes les chaînes de télévisions appartiennent soit à l’état, soit à de gigantesques groupes financiers aux mains de l’oligarchie des milliardaires transnationaux. En France, c’est le l’ARCOM (né de la fusion du CSA avec l’Hadopi) qui délivre les autorisations d’émettre. Il est annoncé que l’ARCOM a notamment pour mission de « veiller aux responsabilités démocratiques et sociétales des médias audiovisuels« . Qu’est-ce que ça signifie exactement ?  Ce qu’on sait, c’est que c’est le Président de la République lui-même qui nomme le(la) président(e) de l’ARCOM.

Mais il y a plus subtil encore : chaque production audiovisuelle (film, feuilleton, émission de téléréalité) bénéficie d’un soutien financier par l’intermédiaire des SOFICA (Sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel). Ces sociétés doivent être agréés par le CNC (Centre National du Cinéma) qui contrôle à qui vont les subventions. Son Président est également nommé par le Président de la République ! Sans financement, plus de possibilité de création. Rappelons au passage que investir dans les SOFICA procure des réductions d’impôts pour les gros contribuables…

 

3 – Internet

Apparemment tous ces verrous à la liberté de l’information ne suffisent pas. Car il y a internet et les réseaux sociaux, vecteurs d’une masse énorme d’informations parmi lesquelles un bon nombre ne sont guère favorables au pouvoir en place. Pour les réseaux sociaux (type Facebook, Twitter ou Youtube), il n’y a pas de problème puisqu’ils appartiennent aux puissances financières déjà mentionnées. Ces opérateurs suppriment quotidiennement d’innombrables comptes, messages ou videos. Les motifs de ces mises au placard tournent autour de divers prétextes : propos soi-disant racistes ou insultants, appels à la haine et surtout « fake news », terme générique de plus en plus largement utilisé pour justifier n’importe quelle décision arbitraire. L’épisode COVID est à ce titre particulièrement représentatif. Macron a demandé au journal « Le Monde » de vérifier la véracité des informations qui circulent sur le Web. C’est un peu comme si on demandait aux chinois de nous donner des leçons d’écologie !

La France est le pays au monde qui supprime le plus de pages internet. C’est pourtant actuellement le seul vecteur d’informations libres. Il est essentiel qu’il le reste !

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