C’est le sujet majeur de ces derniers mois, amplifié par tous les médias officiels : la planète est en danger à cause du réchauffement climatique. En fait, on ne sait pas très bien si ce réchauffement n’est pas lié aussi à un cycle naturel (il faisait aussi chaud au moyen age) s’ajoutant à l’activité humaine. Mais là où tout le monde s’accorde, c’est qu’il faut diminuer la pollution, et tout particulièrement la pollution atmosphérique particulièrement dangereuse pour la santé de tous, petits et grands.
Cette pollution est planétaire (elle ne connait pas les frontières, qu’elles soient ouvertes ou fermées). On en connaît les grands responsables : la Chine, l’Inde et les USA qui représentent à eux trois les 2/3 des sources de pollution. La France est considérée comme responsable d’environ 1%.
Voilà pour les chiffres. Localement, dans nos communes, les écologistes militants ont décidé que l’ennemi était la voiture individuelle. Ainsi, depuis des années, on s’évertue à créer des obstacles à la circulation automobile en supprimant petit à petit des voies de circulation au profit de zones « protégées ». En centre ville de Toulouse, elles procurent évidemment une certaine tranquillité à ceux qui ont les moyens d’y vivre. En périphérie, ces voies sont réservées de plus en plus aux « transports en commun », c’est à dire en clair aux autobus. Ce qui est fait à un coût évidemment très modeste puisqu’il n’y a pratiquement pas de création d’infrastructures. L’idée est aussi qu’à force d’emm… les automobilistes, ils seront bien obligés de laisser leur voiture au garage ! Seulement voilà, ça ne marche pas car près de 80 % de ceux qui travaillent dans l’agglomération toulousaine n’ont pas d’autre choix que leur véhicule pour aller au travail. Sans parler des camions et poids lourds…
Résultat : des embouteillages monstrueux, chaque année plus importants, comme on peut les constater à Tournefeuille de façon quotidienne. Et bien sûr une pollution maximum, bien pire qu’avant toutes ces mesures soi-disant écologiques !
Les solutions existent, mais il faudrait que nos responsables politiques locaux acceptent d’utiliser l’argent public là où on en a vraiment besoin ! Outre le développement d’un réseau de pistes cyclables interconnectées, il faut étudier sérieusement la possibilité d’installer des lignes de métro aérien qui coûtent 3 à 4 fois moins chers que le métro souterrain, avec en plus possibilité de circuler en dessous à l’abri des intempéries. Et quand même essayer dans l’immédiat de fluidifier la circulation des véhicules par des aménagements routiers basiques comme le prolongement de la rocade arc en ciel ou la réalisation de souterrains sur les zones de blocage de ronds-points. Les investissements du Département ou de la Région en matière d’infrastructures routières sont actuellement pitoyables. Par exemple, Mr Meric, président du conseil départemental, s’oppose vigoureusement à toute idée de seconde rocade à distance de la première ! Il faut dire qu’il n’a même pas les moyens de reconstruire un pont détruit, préférant organiser des réunions « d’information »…
Et puis si on veut vraiment sauver la planète, il y a mieux à faire que de s’attaquer à ceux qui ont besoin de leur véhicule pour travailler : par exemple rapatrier en France la production industrielle délocalisée en extrême orient et notamment en Chine permettrait de laisser à quai quelques porte-containers dont on sait que les 15 plus gros d’entre eux polluent autant que toutes les automobiles du monde entier ! Alors qu’est-ce qu’on attend ?

